Traditions

En Valais, nombre de villages et vallées font vivre leurs propres coutumes et traditions vieilles de plusieurs siècles. Le spectacle est garanti lorsque les « Tschäggättä », « Sunnetreelleta » et autres personnages descendent dans les rues et les cours pour chasser l’hiver et les mauvais esprits. Des heures durant, on confectionne avec amour les costumes uniques et les masques effrayants qui seront ensuite dévoilés dans d’impressionnantes représentations. Les Valaisans s’y laissent volontiers surprendre. Une expérience tintée d’une magie toute particulière, tradition et chair de poule garantie.

Les «Gnooggärfüüdini»
Gampel-Bratsch-Jeizinen Autres lieux Suisse
Selon la tradition orale, les défilés du carnaval à Bratsch et à Erschmatt remonteraient au début du 19e siècle. On se déguisait alors avec des vêtements portés à l’envers, on s’enduisait le visage de graisse, de suie et de farine blanche et on portait autour du cou des cloches de mouton ou des petites cloches de vache de type Chamonix n° 3. Le «Füüdi» ainsi grimé traversait le village en solitaire. Vers 1930 sont apparus les défilés masqués en blanc. Dès lors, c’était sans cloches, mais coiffés d’un chapeau en carton garni de rubans de papier et la tête couverte d’un foulard percé de trous pour les yeux que les «Füüdini» perpétuaient la tradition du défilé. Les demi-masques et les fourrures ont fait leur apparition dans les années quarante, et partir de 1945, les participants masqués ont porté des casaques à l’envers garnies de bandes de tissu qui remontaient jusqu’aux toupins. Ces bandes étaient découpées dans des tissus pour tabliers de différentes couleurs. Les premiers masques en caoutchouc ont été portés au début des années cinquante, en même temps qu’a été adoptée une nouvelle tenue vestimentaire: Peter Tscherry, né en 41, a été le premier à l’époque à porter une casaque garnie de deux rangées (la première à hauteur des épaules, la deuxième à hauteur des hanches) de rubans de couleur bleue, rouge et verte, auxquels se sont ajoutés plus tard des rubans jaunes. Cette tenue n’a pas connu de changements majeurs depuis lors. Les couleurs sont restées les mêmes, mais les rangées de rubans sont plus nombreuses et on n’utilise en majorité plus que des tissus unis. Les cloches, pour la plupart de la marque «Chamonix», ont été remplacées par des toupins anguleux jaune doré qui pouvaient – ou peuvent encore – être acquis auprès des entreprises et personnes suivantes: Della Bianca à Viège, Hartmann à La Souste, Meichtry à Loèche-Ville et Brenner AG à Steg. Stefan Passeraub, Arnold Schnyder et Peter Tscherry ont été les premiers à porter deux de ces toupins de taille 8, 9 et/ou 10 en 1959. Quelques années plus tard sont apparus les premiers toupins de taille 15, portés notamment par Alois Schmidt, d’Erschmatt, et Paul Schnyder, de Bratsch. Un toupin en acier a été porté pour la première fois par Hans-Peter Steiner en 1974. Ce type de toupin, plus stable, a été largement adopté depuis. Autrefois, les «Füüdini» masqués arpentaient plutôt les rues en solitaires. Il a fallu attendre 1970 pour que plusieurs «Füüdini» de Bratsch et d’Erschmatt participent une première fois au cortège de carnaval du Haut-Valais à Brigue-Glis. Depuis, les porteurs de toupins participent chaque année à divers défilés en groupes unifiés alors que, comme nous le disons plus haut, ils évoluaient autrefois en solitaires. Après une période d’accalmie, ces activités ont connu, à la fin des années 70, un regain d’intérêt qui ne s’est pas démenti. Elles attirent aussi de plus en plus de femmes, si bien que le «treicheln» connaît aujourd’hui une véritable renaissance. Les données historiques sont basées sur une enquête isolée; elles ne prétendent pas être exhaustives. Les «Gnooggärfüüdini»
Gampel-Bratsch-Jeizinen -3°
Gampel-Bratsch-Jeizinen -3°

Les «Gnooggärfüüdini»

Selon la tradition orale, les défilés du carnaval à Bratsch et à Erschmatt remonteraient au début du 19e siècle. On se déguisait alors avec des vêtements portés à l’envers, on s’enduisait le visage de graisse, de suie et de farine blanche et on portait autour du cou des cloches de mouton ou des petites cloches de vache de type Chamonix n° 3. Le «Füüdi» ainsi grimé traversait le village en solitaire.
Vers 1930 sont apparus les défilés masqués en blanc. Dès lors, c’était sans cloches, mais coiffés d’un chapeau en carton garni de rubans de papier et la tête couverte d’un foulard percé de trous pour les yeux que les «Füüdini» perpétuaient la tradition du défilé.
Les demi-masques et les fourrures ont fait leur apparition dans les années quarante, et partir de 1945, les participants masqués ont porté des casaques à l’envers garnies de bandes de tissu qui remontaient jusqu’aux toupins. Ces bandes étaient découpées dans des tissus pour tabliers de différentes couleurs.
Les premiers masques en caoutchouc ont été portés au début des années cinquante, en même temps qu’a été adoptée une nouvelle tenue vestimentaire: Peter Tscherry, né en 41, a été le premier à l’époque à porter une casaque garnie de deux rangées (la première à hauteur des épaules, la deuxième à hauteur des hanches) de rubans de couleur bleue, rouge et verte, auxquels se sont ajoutés plus tard des rubans jaunes. Cette tenue n’a pas connu de changements majeurs depuis lors. Les couleurs sont restées les mêmes, mais les rangées de rubans sont plus nombreuses et on n’utilise en majorité plus que des tissus unis.
Les cloches, pour la plupart de la marque «Chamonix», ont été remplacées par des toupins anguleux jaune doré qui pouvaient – ou peuvent encore – être acquis auprès des entreprises et personnes suivantes: Della Bianca à Viège, Hartmann à La Souste, Meichtry à Loèche-Ville et Brenner AG à Steg. Stefan Passeraub, Arnold Schnyder et Peter Tscherry ont été les premiers à porter deux de ces toupins de taille 8, 9 et/ou 10 en 1959. Quelques années plus tard sont apparus les premiers toupins de taille 15, portés notamment par Alois Schmidt, d’Erschmatt, et Paul Schnyder, de Bratsch. Un toupin en acier a été porté pour la première fois par Hans-Peter Steiner en 1974. Ce type de toupin, plus stable, a été largement adopté depuis. Autrefois, les «Füüdini» masqués arpentaient plutôt les rues en solitaires.
Il a fallu attendre 1970 pour que plusieurs «Füüdini» de Bratsch et d’Erschmatt participent une première fois au cortège de carnaval du Haut-Valais à Brigue-Glis. Depuis, les porteurs de toupins participent chaque année à divers défilés en groupes unifiés
alors que, comme nous le disons plus haut, ils évoluaient autrefois en solitaires. Après une période d’accalmie, ces activités ont connu, à la fin des années 70, un regain d’intérêt qui ne s’est pas démenti. Elles attirent aussi de plus en plus de femmes, si bien que le «treicheln» connaît aujourd’hui une véritable renaissance. Les données historiques sont basées sur une enquête isolée; elles ne prétendent pas être exhaustives.

Lieu: Bratsch, Erschmatt, Niedergampel
Dates: durent tous le carnaval